Pierre Boyer, Aventures de reporters de guerre en particulier d'un reporter ponot (1912)
“ A peine sommes-nous arrêtés que, presque sous nos pieds, comme des lièvres gîtes, semblent sortir de terre trois des compagnons de notre malheureux franc-tireur. Ils déboulent avec une vitesse de gibier, mais d'en haut les Allemands les surveillent; nous voyons briller et s'abaisser les canons de fusil et aussitôt, nous avons les oreilles cinglées d'une fusillade ; les trois malheureux culbutent la face contre terre, comme foudroyés. Non, rien ne peut donner une idée de l'impression qui vous secoue la moelle, qui vous étreint le cœur dans ces terribles chasses à l'homme vues de si près. ”
