André Sabatier, Le 13e bataillon des mobiles de la Seine… (1910)
“ Il y a foule partout; des mobiles artistes chantent sur la scène des beuglants, et les spectateurs reprennent en chœur les refrains connus. Tous les uniformes sont confondus. Au dehors, on croise quelques blessés échappés aux récents désastres, artilleurs, turcos, cavaliers, le bras en écharpe, sans sac, ni armes, sales, déguenillés, affamés, ne sachant où rejoindre leur régiment, si toutefois ils s'en soucient. L'ennemi a envahi l'Alsace et gagne la Lorraine; il est bien près de nous, et nul ne paraît y songer dans cette atmosphère viciée de Mourmelon. ”
