Résumé

Garde mobile de l'Ain (40me régiment… (1872)

Derrière nous, et un peu à droite, les casernements du fort d'Issy, incendiés par les bombes ennemies, envoyaient dans l'air d'épaisses traînées de fumée. Devant nous, le talus et la voie du chemin de fer; les grand' gardes des forts dans une tranchée large, profonde et protégée par une demi-batterie établie près d'une barricade. Perpendiculairement au chemin de fer, la route qui conduit à Clamart, bordée de vignes et de villas isolées les unes des autres.
Le temps est devenu tout à coup brumeux ; le
froid assez vif et la neige grince sous nos pieds.
Source : Gallica

Garde mobile de l'Ain (40me régiment… (1872)

Quelques-uns s'abritent en route ; les plus hardis s'avancent hardiment au pas gymnastique ; leur courage entraîne quelques moblots et ils arrivent jusqu'à nous. Mais hélas l eux aussi jugent la position intenable, et attendent, avec nous, le signal de la retraite. Les batteries de Châtillon, de Clamart et de Meudon tirent sans relâche sur nos lignes et menacent sérieusement les réserves. Si l'ennemi avait pu juger exactement l'espace occupé par la brigade il l'eût criblée.
Source : Gallica

Garde mobile de l'Ain (40me régiment… (1872)

Le 13, à 6 heures du soir, la brigade reçoit de nouveau l'ordre de partir sac au dos pour aller à Montrouge attendre des instructions plus étendues.
On nous fait suivre un étroit chemin verglacé et raboteux qui longe les remparts extérieurs.
Dans l'obscurité, les pauvres moblots chargés tombent à chaque pas; quoique plus à l'abri que sur toute autre route, la colonne est inquiétée par les obus prussiens lancés sur Paris ; plusieurs même tombent à quelques mètres de nous sans éclater.
Source : Gallica

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