Résumé

Histoire des mobiles du Finistère… (1872)

Le 1er décembre on se contenta de réparer ses forces et de contenir l'ennemi sur toute la ligne d'investissement, par des simulacres d'attaque, au Sud et à l'Ouest de Paris.
Le 2 décembre, dès l'aurore, la marche en avant de
notre armée reprit avec encore plus d'impétuosité que le 30 novembre : la voûte du ciel semblait s'écrouler sous le vacarme de la fusillade et des mitrailleuses, le tonnerre des canons et l'explosion des obus, éclatant sur le sol rendurci par la gelée ; la fumée de la poudre se confondait avec les nuages et nous cachait les mouvements de nos troupes.
Source : Gallica

Histoire des mobiles du Finistère… (1872)

Pour se faire une idée de l'effet effrayant de ces combats dans l'ombre, il faut entendre la rapidité du tir de nos armes actuelles, laquelle produit un roulement semblable à une ligne de bataille exécutant les feux de deux rangs, sur une même étendue qu'une ligne déployée en tirailleurs.
A ce roulement qui dura une demi-heure, les obus des forts de Bicêtre, de Montrouge et des Hautes-Bruyères se mêlaient au sifflement des balles, et se croisaient au-dessus de nous, pour éclater dans le camp ennemi : ce triste tableau se compléta par des incendies dans Sceaux, Clamart et Ville-d'Avray.
Source : Gallica

Histoire des mobiles du Finistère… (1872)

On désigna le cantonnement aux compagnies, et le bataillon alla prendre la garde, en se portant encore deux kilomètres en avant, à 400 mètres des lignes ennemies. En arrivant aux abords des postes, chaque peloton prenait silencieusement les chemins couverts, et gagnait ainsi les uns un bâtiment démoli, les autres un talus de route ou de chemin de fer, enfin tout obstacle qui pouvait les abriter des balles.
Essayer de tracer un tableau fidèle de l'esprit moral de nos soldats bretons, en ces moments de crainte, serait chose difficile; mais nous devons dire qu'ils restaient fermes et résolus.
Source : Gallica

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