Plateau d'Avron

Définition et enjeux

Portrait de Francisque Sarcey Francisque Sarcey Le siège de Paris : impressions et souvenirs (1871)

Si l'occupation de ce plateau offre de si grands avantages, pourquoi ne s'y est-on pas établi depuis trois mois, puisqu'on le pouvait impunément, sous le feu du fort de Rosny ? Mais nous ne regardions pas si loin; quand je dis nous, j'entends le gros public, qui ne se connait point aux choses de la guerre, et prend pour vrai tout ce qu'on lui raconte. Nous dormions donc bien tranquilles sur l'assurance que le plateau d'Avron était une belle conquête, et que jamais les Prussiens ne l'arracheraient de nos mains.
Source : Gallica

Paul et Victor Margueritte Revue des Deux Mondes

Le 27, succédant au froid polaire, la neige se mit à tourbillonner. Ses flocons drus et craquans étoupèrent l’espace, recouvrirent la ville et les toits de leur suaire éclatant. En même temps, une rumeur sourde retentit, un grondement d’orage à travers la blanche tombée silencieuse. Le bruit s’éleva avec l’aube, grandit avec le jour. On se disait : c’est dans la direction des forts de l’Est et du plateau d’Avron.
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Paul et Victor Margueritte Revue des Deux Mondes

Le sol, durci par la gelée, était blanc au loin ; les arbres défeuillés se découpaient nettement ; un magnifique soleil illuminait le ciel sans nuage. Soudain les forts retentirent, donnant le signal. Du plateau d’Avron, de Rosny, de Nogent, de la Faisanderie et de Saint-Maur, une volée d’obus s’éleva, pour aller s’abattre, dispersée, inutile, sur la ligne des positions ennemies, tandis que, sortant du bois de Vincennes, les colonnes profondes des quatre divisions du 1er et du 2e corps s’ébranlaient, franchissant la Marne, au tremblement des ponts de bois dans l’eau verte.
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