Résumé

X. Beluze Pérégrinations en Orient et en Occident… (1864)

Pauvre peuple, il porte dans ses mains un flambeau qui éclaire le monde entier, et il reste dans les ténèbres ; écrasée par la croix qui le condamne et qui est plantée sur sa tête, il demeure dans l'endurcissement.
Il est comme ces grands coupables de l'antiquité, le crime a troublé sa raison ; il lève de temps en temps ses yeux vers le temple, il verse des larmes, non de repentir, mais d'obstination. Les Grecs, les Romains, les Perses ont disparu de la terre, et ce petit peuple, dont l'origine précéda celle de ces grands peuples, existe encore sans mélange dans les décombres de sa patrie.
Source : Gallica

X. Beluze Pérégrinations en Orient et en Occident… (1864)

Le sommet de cette montagne est le véritable marchepied d'un Dieu qui quitte la terre où il était descendu; dans le bas, je voyais la place d'où Élie partit pour le ciel dans un char de feu, tandis que l'HommeDieu y était porté par sa propre vertu. Je voyais le Jourdain semblable à un ruban bleu courant au milieu d'une ligne de verdure, les plaines de Jéricho, et, terminant le tableau, les montagnes de l'Arabie, semblables à une ligne qu'une main aurait tracée en tremblant un peu, et puis, en se retournant, Jérusalem à l'Occident.
Source : Gallica

X. Beluze Pérégrinations en Orient et en Occident… (1864)

La prophétie s'accomplit : le bûcher fut préparé, le saint évêque y entra, on alluma le bois, il s'éleva une grande flamme, le feu s'étendit autour du martyr comme une voûte, comme la voile d'un navire enflée par le vent. L'élu du Christ était au milieu comme l'or dans la fournaise; il exhalait une odeur de parfum.
Ses persécuteurs ordonnèrent de le percer avec un glaive; le sang sortit en si grande abondance qu'il éteignit le feu. Les païens et les juifs firent brûler son corps, resté intact dans la fournaise ; les chrétiens recueillirent ses os.
Source : Gallica

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