Jules Fournier

Élements biographiques

Portrait de Jules Fournier Jules Fournier Mon encrier, Tome 1

Tout le monde sait que M. Bourassa, aujourd’hui, n’hésite aucunement à condamner l’intervention armée du Canada dans le grand conflit : non-seulement, en effet, nous n’avions pas, selon lui, le devoir d’intervenir, mais encore il va jusqu’à nier, et de la façon la plus absolue, que nous en eussions le droit. C’est un point sur lequel il est on ne peut plus affirmatif :
Dans l’état actuel du droit colonial et des situations acquises, nulle « autorité légitime » n’a le droit de mettre le Canada en guerre, sauf pour la défense de son territoire...
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Portrait de Jules Fournier Jules Fournier Mon encrier, Tome 2

Pour qu’une œuvre doive être marquée d’un nom, elle doit auparavant avoir été signée, quand c’est un tableau, de chaque coup de pinceau, lorsque c’est une statue, de chaque coup de ciseau. Si c’est un livre, chaque phrase, chaque ligne, doit révéler une personnalité, doit porter un cachet. Quand tout, dans une production littéraire, trahit une originalité, quand tout crie que c’est Quelqu’un qui a fait ça et que ce n’est pas le cerveau du premier venu qui l’aurait pu fabriquer, alors l’auteur peut compléter de son nom cette signature-là, qui est la seule vraie.
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Portrait de Jules Fournier Jules Fournier Mon encrier, Tome 2

On écrit pour les autres. Pour qu’il y ait des écrivains, il faut qu’il y ait des yeux qui s’aperçoivent de leur existence, des esprits qui s’intéressent à leurs œuvres. Et, parmi ces esprits-là, il doit y en avoir qui se fassent les interprètes de tous pour exprimer, sur l’écrivain et sur l’œuvre, le sentiment général des gens de goût. En d’autres termes, il doit y avoir des critiques.
La littérature dépend absolument de la critique. Là où il n’existe pas une véritable critique, vous chercherez en vain une littérature.
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