Résumé

Charles Besson Histoire d'un bataillon de mobiles… (1872)

La première fois que vous avez été au feu, le 30 octobre, au combat du Drancy, vous avez été fortement éprouvés.
Pendant deux heures vous êtes restés exposés aux projectiles de l'artillerie ennemie sans pouvoir y répondre, pour ainsi dire sans défense. Je suis heureux et fier de vous le dire une fois encore : pas un seul de vous n'a manqué à son devoir, pas un n'a reculé; comme de vieux soldats, vous êtes tous restés inébranlables à votre poste; lorsque l'heure de la retraite a sonné, c'est avec un calme et un ordre parfaits que vous avez quitté le lieu du combat.
Source : Gallica

Charles Besson Histoire d'un bataillon de mobiles… (1872)

Au lieu de coucher pendant des mois entiers par terre, roulés dans une simple couverture, parfois sous une tenteabri, sur la terre gelée et par un froid de dix à douze degrés, le plus souvent dans des maisons sans fenêtres, sans portes, même sans toit ; au lieu de passer des journées entières dans des caves enfumées, sans cesse exposés à une pluie d'obus, ces messieurs préféraient avoir un bon lit dans un appartement bien chaud, se promener sur les boulevards en toute sécurité, et profiter de toutes les ressources que l'on pouvait encore trouver dans Paris, même pendant les derniers jours.
Source : Gallica

Charles Besson Histoire d'un bataillon de mobiles… (1872)

Je ne saurais trop vous féliciter du courage, du sangfroid et de la discipline dont vous avez fait preuve pendant tout le temps du bombardement de Bondy. Une existence presque intolérable dans des caves enfumées ; à tout instant, dans le service, une mort brutale qu'une pluie d'obus faisait planer sur vous ; au moins d'horribles blessures en perspective, vous avez tout souffert sans murmurer et en dignes fils de notre belle et brave patrie.
Source : Gallica

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