Francis Garnier, Le siège de Paris : journal d'un officier de marine attaché au *** secteur… (1871)
“ Ils n'osent pas envisager la situation telle que l'ont faite leur imprévoyance et leur incapacité : cette armée démoralisée qui ne veut plus se battre, cette garde nationale sans organisation, sans discipline et sans savoir militaire qui ne veut pas se rendre, les obus prussiens qui, demain peut-être, vont s'abattre avec la famine à l'intérieur de la cité, tout cela leur donne le vertige : ils ferment les yeux devant l'abîme qu'ils ont contribué à creuser et ils attendent du dehors seul un salut qu'ils compromettent chaque jour par leur faiblesse et par leur inaction. ”
