Jules Claretie,
Histoire de la révolution de 1870-1871
(1872-1875)
“ Le brave général Vinoy bat en retraite ; cette retraite l'honore aussi bien que le corps d'armée qui rentrait dans Paris. Il vous dit que toutes ses précautions, c'est de ne pas rencontrer l'ennemi. Entendez-vous, messieurs? Un général français ! Sa préoccupation est de ne pas rencontrer l'ennemi, parce qu'il n'a pas de cartouches! Il revient à Laon, il espère qu'à cette ligne de second rayon, où personne n'a passé, il va trouver des approvisionnements ; il n'y a pas, dit-il, d'artillerie réglementaire pour défendre les remparts. (Mouvement.) Voici maintenant le maréchal Bazaine. ”
