Charles de Meffray

Résumé

Charles de Meffray Les fautes de la défense de Paris… (1871)

C'est au moment où ils viennent de terminer les gigantesques préparatifs de guerre auxquels ils travaillent depuis tant d'années, qu'on les provoque avec une armée de trois ou quatre cent mille hommes, qui n'a rien derrière elle, ni réserve, nid épôt, ni approvisionnements, rien, rien. L'histoire le dira et les générations futures refuseront d'y croire.
Ils envahissent la France avec plus d'un million d'hommes, et c'est sous la pointe de leurs baïonnettes, sous les fers de leurs chevaux, sous la gueule de leur innombrable et formidable artillerie que la défense s'organise.
Source : Gallica

Charles de Meffray Les fautes de la défense de Paris… (1871)

Paris, 16 décembre 1870.
Monsieur le ministre,
Permettez-moi de vous envoyer un projet de décret dont vous apprécierez, j'en suis sûr, l'esprit patriotique ; que vous adopterez, je l'espère, en le complétant. Toute considération de personne doit disparaître devant un intérêt général aussi majeur.
Votre Excellence comprendra que le temps, l'espace, m'ont manqué pour lui développer mes idées, et que la crainte d'être importun m'a retenu aussi bien que la certitude d'être compris à demi mot.
Agréez, monsieur le ministre, l'assurance de mon respect.
Source : Gallica

Charles de Meffray Les fautes de la défense de Paris… (1871)

Que Paris tienne bon, et avec ses forts, sa garnison, c'est facile. Que la France jette de petits corps dans les Vosges, l'Argonne, la Lorraine et l'Alsace ; pas de bataille, tout au plus des combats ; mais qu'on coupe toutes les lignes de télégraphe et de chemins de fer en dix, douze ou quinze endroits à la fois, toutes les routes grandes et petites ; qu'en outre on tâche de surprendre les convois ; qu'on brûle ou fasse sauter ceux dont on ne pourra pas s'emparer, et au bout de quinze jours ou un mois, où en sera l'armée ennemie ?
Source : Gallica

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