Charles de Bourbaki

Définition et enjeux

Portrait de Charles de Mazade Charles de Mazade La Guerre de France en 1870-1871…

Cette armée promise à un si grand malheur, elle se composait des corps plus qu’à demi désorganisés qui s’étaient repliés vers le centre, vers Bourges, après les désastres d’Orléans aux premiers jours de décembre, et elle venait d’être mise sous les ordres d’un des chefs les plus populaires, le général Bourbaki, arrivé depuis peu sur la Loire.
Toujours jeune avec ses cinquante-six ans, esprit brillant et fin, cœur chaud et impétueux, caractère franc et résolu, Bourbaki était certes l’homme le mieux fait pour conduire une entreprise hardie dans des conditions moins contraires.
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Charles Durand de Beauregard Etude et revue de l'histoire de l'empereur Napoléon III… (1903)

Bourbaki, qui, après avoir fait presque toute sa carrière en Afrique, où il était très populaire parmi les soldats, a été notamment employé dans la campagne de Crimée, où il se distingua à l'Alma, à Inkermann et à l'assaut de Sébastopol, qui fit partie de l'expédition d'Italie, et fut désigné, au mois de mai 1869, pour commander le deuxième camp de Chàlons, et, au mois de juillet, nommé aide-de-camp de l'Empereur
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Charles Bocher Lettres et récits militaires, par Charles Bocher… (1897)

Le commandant Bourbaki forme aussitôt son bataillon en carré et bat en retraite dans l'attitude la plus résolue. Au passage de l'Oued-bou-Chagroun, que les Arabes avaient choisi pour serrer de très près nos indigènes et les tourner, le combat devient très acharné. Plusieurs fantassins et cavaliers tombent du côté de l'ennemi ; le désordre commence à se mettre dans les rangs, lorsque le colonel de Mirbeck, arrivant avec sa cavalerie, charge à fond toute cette fourmilière d'Arabes, qui s'enfuit pêle-mêle du côté de l'oasis en laissant quatre-vingts cadavres sur le terrain.
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