Frédéric Charles de Hohenlohe-Waldenburg-Schillingsfürst

Définition et enjeux

Portrait de Henri Welschinger Henri Welschinger Revue des Deux Mondes

« Tout Allemand, dit le prince, porte dans le cœur une foi enthousiaste en sa patrie allemande une, libre et forte. Cette foi a passé aux actes ; ce vœu populaire s’est formulé en réclamations puissantes ; mais pour voir renaître une Allemagne grande et libre, il faudrait un peuple bon, fort et pieux. Avec un peuple sceptique, il est impossible de reconstituer une vie politique. Tout ordre social et politique disparaît. »
Le 1er novembre 1848, le régent de l’Empire allemand choisit le prince de Hohenlohe pour notifier son avènement aux cours d’Athènes, de Rome et de Florence.
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Th. de Wyzewa Revue des Deux Mondes

Si infatigablement et si loyalement qu’il travaille pour l’Allemagne, ce n’est toujours qu’en fonctionnaire que le prince de Hohenlohe travaille pour elle ; tandis que son esprit lui est tout dévoué, nous avons l’impression que, dans son cœur, un coin demeure vide, — faute pour ce prince médiatisé d’avoir eu dès l’enfance, comme le commun des hommes, une patrie à aimer.
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Portrait de Jacques Bainville Jacques Bainville Bismarck

La médiatisation de 1806 transforma Clovis de Hohenlohe-Schillingsfürst en partisan de l’unité allemande. Et c’est le contre-coup des victoires napoléoniennes qui fit de lui un ambassadeur de Prusse à Paris, un statthalter d’Alsace-Lorraine et un chancelier de l’empire allemand.
Ni ses goûts, ni sa religion, ni son origine, rien n’appelait Hohenlohe du côté de la Prusse, si ce n’est son ambition. Sa nationalité, depuis la médiatisation, était bavaroise. Les tendances de sa famille, autrichiennes. Le prince François-Joseph, son père, avait été élevé à Parme et à Vienne.
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