Charles-Yves Cousin d'Avallon

Élements biographiques

Charles-Yves Cousin d'Avallon Bonapartiana : souvenirs de l'Empire ou la Fleur des bons mots de l'empereur Napoléon Ier (1853)

La vie de Napoléon à l'armée était simple et sans éclat. Tout individu, quel que fût son grade à Harmée, avait le droit de l'approcher et de lui parler de ses intérêts; il écoulait, questionnait et prononçait au moment même : si c'était un refus, il était motivé et de nature à en adoucir l'amertume.
Jamais on ne pouvait, sans admiration, voir le simple soldat quitter son rang, lorsque son régiment défilait devant l'empereur, s'approcher d'un pas grave, mesuré, et présenter les armes, venir jusqu'auprès de lui.
Source : Gallica

Charles-Yves Cousin d'Avallon Diderotiana

Je suis un méchant ; mais pourquoi le suis-je ? Prenez bien garde, mon cher Diderot, ceci mérite votre attention ; on n’est pas malfaisant pour rien ; s’il y avait quelque monstre ainsi fait, il n’attendrait pas quarante ans à satisfaire ses inclinations dépravées. Considérez donc ma vie, mes passions, mes goûts, mes penchans ; cherchez, si je suis méchant, quel intérêt a pu me porter à l’être ? Moi qui pour mon malheur portai toujours un cœur trop sensible, que gagnerais-je à rompre avec ceux qui m’étaient chers ?
Source : Wikisource

Charles-Yves Cousin d'Avallon Staëlliana, ou Recueil d'anecdotes… (1820)

Osouvenir, noble puissance,ton empire est dans les cieux! de siècle en siècle, bisarre destinée ! l'homme se plaint de ce qu'il a perdu. L'on dirait que les temps écoulés sont tous dépositaires, à leur tour, d'un bonheur qui n'est plus ; et tandis que la pensée s'enorgueillit de ses progrès, s'élance dans l'avenir, notre âme semble regretter une ancienne patrie dont le passé la rapproche.
Source : Gallica

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