Charles-Yves Cousin d'Avallon

Résumé

Charles-Yves Cousin d'Avallon Staëlliana, ou Recueil d'anecdotes… (1820)

Quiconque a vu madame de Staël, dit madame Necker de Saussure, d'assez prés pour la peindre, a dû nécessairement l'aimer... Son attrait était irrésistible , elle étonnait d'abord , mais bientôt elle captivait. Le genre de force qui peut déplaire n'était point le sien, et elle offrait un séduisant mélange d'énergie dans les impressions et de flexibilité dans le caractère. Il y avait en elle tant de vérité , tant d'amour, tant de grandeur; la flamme divine était si ardente dans sou âme; si lumineuse dans son esprit, qu'on croyait obéir à ses plus nobles penchans en s'attachant à elle
Source : Gallica

Charles-Yves Cousin d'Avallon Staëlliana, ou Recueil d'anecdotes… (1820)

Cette pensée, qui pouvait se déployer dans un roman sous une infinité de formes, amenait naturellement la peinture d'une femme à la fois brillante et malheureuse, dominée par ses affections , mal dirigée par l'indépendance de son esprit, et souffrant par ses qualités les plus aimables.
L'intérêt du roman est puissant, et même dans les situations les moins orageuses. Les caractères sont en général dessinés avec une force et une justesse de touche extraordinaires.
Source : Gallica

Charles-Yves Cousin d'Avallon Staëlliana, ou Recueil d'anecdotes… (1820)

Leur séjour, dit-elle, m'a toujours paru très-enuuyeux, L'esprit des hommes s'y rétrécit, le coeur des femmes s'y glace ; on y vit tellement, en présence les uns des autres, qu'on est oppressé par ses semblables ; ce n'est plus cette opinion à distance qui vous anime et retentit de loin comme le bruit de la gloire ; c'est un examen minutieux de toutes les actions de votre vie , une observation de chaque détail, qui rend incapable de comprendre l'ensemble de votre caractère; et plus on a d'indépendance et d'élévation , moins on peut respirer à travers tous ces petits barreaux.
Source : Gallica

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