Charles-Yves Cousin d'Avallon

Résumé

Charles-Yves Cousin d'Avallon Bonapartiana, ou Recueil choisi d'anecdotes… (1829)

Dans ses excursions, sous l'incognito, dans la capitale, Napoléon, un soir s'arrêta devant un marchand de vases et de bronzes ; il demanda le prix de deux vases magnifiques, qui lui plurent de préférence. La marchande lui dit que c'est mille écus.
— C'est trop cher, dit l'empereur, beaucoup trop cher.
— Pardi oui! trop cher; ils valent bien davantage; mais il faut vivre , et le commerce va si mal ! on ne fait pas d'affaires ; tout le monde se plaint ; personne n'est heureux, toujours la guerre !
Source : Gallica

Charles-Yves Cousin d'Avallon Bonapartiana, ou Recueil choisi d'anecdotes… (1829)

C'est bien ce léopard qui étouffe l'aigle français... Faites fondre de suite cette médaille, et ne m'en présentez jamais de pareilles. Parcourant ensuite les autres médailles, et prenant celle qui était relative à la bataille d'Austerlitz, il en blâma la composition, et ordonna encore à M. Denon de la faire fondre. Mettez seulement d'un côté, Bataille d'Austerlitz, avec sa date, et de l'autre, l'aigle français, ceux d'Autriche et de Russie. Croyez que la postérité saura bien distinguer le vainqueur. La pensée de Napoléon ne fut pourtant pas exécutée dans son entier.
Source : Gallica

Charles-Yves Cousin d'Avallon Bonapartiana, ou Recueil choisi d'anecdotes… (1829)

Un jour, au camp de Boulogne , Napoléon , accompagné de quelques ingénieurs , se promenait sur le rivage. Un vieux marin s'y promenait aussi. On s'aborde, et, sans que le vieux loup de mer paraisse, embarrassé, on entre en conversation. Tout en causant, l'empereur tire une tabatière d'or et l'ouvre machinalement ; le marin fait un petit salut familier et plonge ses deux doigts dans la tabatière.
Source : Gallica

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