François-Charles Du Barail, Mes souvenirs (11e édition) (1897-1898)
“ Restait donc le maréchal de Mac Mahon, en faveur duquel le comte de Chambord, dont le choix était décisif, s'était prononcé formellement. Quiconque connaissait le Maréchal savait d'avance qu'en son impeccable loyauté, un pareil homme ne sortirait jamais de la légalité, ne tenterait jamais un coup d'État. Mais quiconque connaissait le Maréchal savait aussi d'avance qu'un pareil homme, en son impeccable loyauté, n'essayerait pas de barrer, une seule minute, soit par la force, soit par l'intrigue, soit même par l'inertie, la route du trône à un Prince appelé légalement par l'Assemblée. ”
