Résumé

Portrait de Joachim Ambert Joachim Ambert Gaulois et Germains : récits militaires… (1883-1885)

Je vous arrête ici, général; non, la France n'est pas changée, c'est elle qui a voulu la guerre, et c'est pour flatter cette manie populaire de la gloire, dans un intérêt dynastique, que l'empereur Napoléon III est venu nous provoquer ; nous savons bien que la partie raisonnable et saine de la France ne poussait pas à la guerre ; néanmoins elle en a accueilli l'idée volontiers. Nous savons bien que ce n'était pas l'armée non plus qui nous était le plus hostile ; mais la partie de la France qui poussait à la guerre, c'est celle qui fait et défait les gouvernements.
Source : Gallica

Portrait de Joachim Ambert Joachim Ambert Gaulois et Germains : récits militaires… (1883-1885)

« Le général est la tête, le tout d'une armée.
Ce n'est pas l'armée romaine qui a soumis la Gaule, mais César ; ce n'est pas l'armée carthaginoise qui faisait trembler l'armée républicaine aux portes de Rome, mais Annibal ; ce n'est pas l'armée macédonienne qui a été sur l'Indus, mais Alexandre ; ce n'est pas l'armée française qui a porté la guerre sur le Weser et sur l'Inn, mais Turenne ; ce n'est pas l'armée prussienne qui a défendu sept ans la Prusse contre les trois plus grandes puissances de l'Europe, mais Frédéric le Grand. »
Source : Gallica

Portrait de Joachim Ambert Joachim Ambert Gaulois et Germains : récits militaires… (1883-1885)

Notre héroïque armée a été vaincue, puis conduite en captivité. Après sa chute, l'Allemand a foulé nos moissons aux pieds de ses chevaux, il a incendié nos hameaux, pillé nos villes, insulté nos femmes et nos enfants et déchiré le vieux royaume de France, pour nous arracher l'Alsace et la Lorraine. Avec l'or qu'il nous prenait à pleines mains, l'ennemi a payé la guerre civile. Avant de franchir le Rhin pour rentrer dans ses provinces, il a fait brûler Paris par ses complices de la Commune. Il a
salué la destruction de la colonne Vendôme par de sauvages cris de victoire.
Source : Gallica

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