Reichshoffen

Définition et enjeux

Henry Fabre de Navacelle,  Précis de la guerre franco-allemande (1875)

“ Parmi les Français, les mieux trempés gardent, seuls la force de combattre encore, de couvrir et d'honorer la retraite sur Reichshoffen. Vingt-huit canons, cinq mitrailleuses, 9,000 hommes restent aux mains de l'ennemi. A cinq heures, Reichshoffen était envahi par les Bavarois et les Wurtembergeois, qui y prenaient le général Nicolaï, de la division Conseil Dumesnil. Mais en arrivant à Niederbronn, la poursuite fut arrêtée par le feu d'une infanterie intacte : c'était la division Guyot de Lespart (5" corps, de Failly) . ”
Source : Gallica

Louis Sacré,  Histoire de l'invasion, deuxième Empire… (1875)

“ Ce fut une charge sublime comme celle des cuirassiers de Reichshoffen, et désastreuse comme elle.
Les escadrons furent anéantis sans atteindre l'ennemi, et quelques hommes à peine, quelques chevaux sans cavaliers sortirent de la fournaise qui s'était allumée devant les bataillons prussiens.
Quand la fumée du combat s'éleva et s'évanouit, on vit devant les rangs ennemis des amoncellements de cadavres d'hommes et de chevaux; et le soleil, qui dardait ses rayons ardents sur le champ de bataille, faisait resplendir les cuirasses, se reflétant dans ces miroirs d'acier.
”
Source : Gallica

Portrait de Ferdinand Fabre Ferdinand Fabre,  Le roman d'un peintre

“ Je vois encore une bataille de Reichshoffen, furieuse, terrible, avec des chevaux emportés, de lourds cuirassiers couchés à terre, des blessés héroïques, les uns se relevant sous la mitraille qui fauche les hommes ainsi que la grêle fait les épis et se précipitant à la lutte, les autres à bout de force, ayant perdu d’ailleurs la longue latte dans l’effroyable bagarre, montrant leurs poings crispés, leurs faces sanglantes à l’ennemi qui s’avance et les écrase avec la précision implacable d’une machine d’acier. ”
Source : Wikisource

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