Résumé

Edmond Lallement Discours prononcé sur la tombe de M. Ed… (1885)

Si, par la forme, c'est-à-dire par la parole comme par l'attitude, le professeur inspirait la déférence et apprenait à faire respecter la personne du médecin, par la rigueur du diagnostic, par la précision des indications à remplir et par l'emploi des moyens thérapeutiques et opératoires, M. Simonin était le modèle du véritable clinicien, c'est-à-dire du maître chargé de l'enseignement le plus élevé dans les études médicales, qui transforme l'étudiant et en fait un praticien capable de rendre à la société les services qu'elle en attend, et digne de la considération générale.
Source : Gallica

Edmond Lallement Discours prononcé sur la tombe de M. Ed… (1885)

Mais le médecin n'est-il pas trop souvent isolé, abandonné à ses propres forces, victime de l'égoïsme ou de l'ignorance du public, parfois aussi de ce sentiment jaloux qu'engendre la solitude inquiète ? Il fallait établir entre eux des relations qui leur apprissent à se connaître et à faire tomber d'injustes préventions ; il fallait les grouper en vue de l'étude et de la défense de leurs intérêts communs. En 1849, dès les premières tentatives dans cette voie, M. Simonin prit part au mouvement avec la conscience la plus nette de la véritable confraternité à créer.
Source : Gallica

Edmond Lallement Discours prononcé sur la tombe de M. Ed… (1885)

Une telle activité d'esprit et de cœur était la condition d'existence de cette riche organisation; il disait parfois que plus on a fait, plus il reste à faire. Lorsque, surmené peut-être par tant de travaux, l'organe de la pensée commença à s'affaiblir, il ne fut plus permis d'espérer qu'une verte vieillesse permettrait à M. Simonin de jouir des douces relations de l'amitié et de la prospérité des œuvres qu'il avait si puissamment contribué à fonder.
Source : Gallica

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