Résumé

Georges de Moussac Dans la mêlée, journal d'un cuirassier de 1870-1871… (1911)

L'alarme avait été donnée à Saverne par le mécanicien d'un train. Comment du haut de ce col de Saverne, qui dominait tout le pays, n'avait-on pas tenté d'arrêter la marche des Allemands, avec de puissantes batteries?
La nuit vint : on avançait lentement avec de fréquents arrêts : on entendait alors un grand bruit ; c'était un cuirassier endormi qui tombait de cheval; parfois le cheval s'effondrait aussi. Pour mon compte, je dormis souvent, au point d'être réprimandé par l'officier du peloton, M. Bouli, une fois que mon cheval, livré
à lui-même, avait dépassé le sien.
Source : Gallica

Georges de Moussac Dans la mêlée, journal d'un cuirassier de 1870-1871… (1911)

La veille de la bataille, vous perdîtes une bague de famille à laquelle vous teniez beaucoup, et qui fut heureusement retrouvée. Vous étiez le plus jeune de l'escadron ; vous vous êtes battu comme le plus ancien ; la bombe de votre casque fut emportée par un éclat d'obus; votre belle conduite pendant toute la journée du 6 août vous valut d'être attaché à la personne du général de brigade, et les galons de sousofficier.
Source : Gallica

Georges de Moussac Dans la mêlée, journal d'un cuirassier de 1870-1871… (1911)

Brusquement, le capitaine Mangon de La
Lande, qui était proche de moi et sans coiffure, se jeta de côté et galopa vers la Meuse, dans une prairie; il tomba devant escadron des hussards de la mort qui se trouvait là, et fut tué. Je venais de voir tomber aussi un bon camarade, Blard, maréchal des logis, qui fut tué.
Bousculade épouvantable : je roule à terre avec mon cheval qui est blessé à l'épaule et à l'encolure, et me trouve sous les roues d'une voiture. Les Allemands avaient fait en travers de la route une barricade avec des voitures et des charrettes.
Source : Gallica

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