Résumé

Léon Griffon Souvenirs de la campagne de Crimée (1857)

Comment pourrai-je me défaire de cette quantité d'eau-de-vie ?
— Soyez tranquille ; j'ai pourvu à lout, mon commandant, et j'ai à vous donner un troisième conseil qui surpasse les deux premiers.
— Quel homme précieux !
— Oui, je m'en flatte. J'ai vu le capitaine du navire capturé; j'ai gagné sa confiance et il a jasé avec moi. Il n'est pas dépourvu de bonnes qualités ; il en possède, entr'autres, une justement appréciée, celle d'avoir en mains des billets de banque qu'il a su dérober à la vigilance et à la rapacité de vos soldats.
Source : Gallica

Léon Griffon Souvenirs de la campagne de Crimée (1857)

Ajoutons qu'aux yeux du peuple corse, tenir la campagne n'est pas un déshonneur. Le bandit conserve l'appui de ses parents les plus éloignés et de ses amis qui lui fournissent des vivres et l'instruisent des moindres démarches de la gendarmerie; car les Corses sont aussi fidèles dans leur amitié qu'implacables dans leur haine ; mais, braves et doués d'excellentes qualités, ils se montrent chatouilleux sur le point d'honneur et lui donnent quelquefois une fausse interprétation.
Le proverbe : Nonè Corso che non fa la sua vendetta, a entraîné de grandes calamités.
Source : Gallica

Léon Griffon Souvenirs de la campagne de Crimée (1857)

Sir James sortit enchanté du brave chef d'escadron et courut chez sa cousine pour lui faire part de sa joie : J'ai eu l'honneur de voir le commandant lui dit-il. Oh ! quel homme excellent. Combien je regrette de lui avoir envoyé un écrit injurieux ! combien plus coupable encore étais-je de vouloir tuer en duel un officier qui m'a comblé de marques d'amitié! Pour peu que le caractère de la jeune fille ressemble à celui du père, j'ai l'espoir de réussir.
Source : Gallica

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