Henri Choppin

Résumé

Henri Choppin La cavalerie française (1893)

A l'ennemi pour mieux donner ce change, Ils sont héros à pied comme à cheval.
Si l'ennemi les voyait dans la plaine, Il saurait bien les nommer à l'instant, Car des dragons il a connu la haine Bien autre part qu'aux limites du camp.
Voyez d'ici cette troupe ennemie ; Elle s'enfuit, elle échappe aux vainqueurs; Mais à sa fuite, opposant leur furie, Des escadrons partent en tirailleurs; Leurs mousquetons, vomissant le carnage, Portent au loin la mort de rang en rang, Et les chasseurs, achevant votre ouvrage, Savent forcer l'ennemi dans son camp.
Je n'ose, hélas! chanter l'artillerie
Source : Gallica

Henri Choppin La cavalerie française (1893)

Amour en paix et victoire à la guerre, C'est le refrain des vrais hussards du camp.
Carabiniers, dont le casque superbe Couvre des fronts qui n'ont jamais pâli, Vous dont l'audace est pareille au proverbe, Carabiniers, paraissez.; les voici.
Salut, guerriers, votre aigrette sanglante A la couleur qui sied au conquérant.
Frères de Mars, votre troupe est brillante, A la bataille ainsi que dans le camp.
Vous, cuirassiers, dont l'armure invincible Revêt des cœurs plus forts que son acier, Sabre à la main, chargez, troupe terrible, A votre aspect l'ennemi va plier.
Source : Gallica

Henri Choppin La cavalerie française (1893)

L'esprit d'imitation, qui a fait la Renaissance, a été pour beaucoup dans l'établissement d'une nouvelle milice, dont le service en campagne ressemblait, sous bien des rapports, à celui de la cavalerie romaine.
Les 200 cavaliers de Strozzi ont été le noyau d'une troupe qui s'est augmentée pendant les guerres du Piémont, où le maréchal de Brissac sut allier les douceurs de la galanterie aux devoirs de grand capitaine. Pour plaire à Catherine de Médicis, il imite les Italiens, forme des bandes de cavaliers armés du mousquet à mèche, réussit dans cette innovation
qui lui permet de se garder.
Source : Gallica

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