René de Place

Résumé

René de Place Historique du 12e cuirassiers… (1889)

Les Anglais opposent à la Haie-Sainte une résistance terrible; Ney ne cesse de demander de l'infanterie à Napoléon, qui, obligé de soutenir l'attaque de Bulow, ne peut lui en envoyer. C'est une brigade de Milhaud qui se porte en avant pour l'appuyer; par un mouvement spontané, le corps entier se laissant entraîner, s'élance sur ses traces, charge les carrés de Wellington et en fait un terrible carnage; nos cuirassiers se rallient dans les bas-fonds, près de la Haie-Sainte, sous un feu qui les décime sans les faire plier un instant.
Source : Gallica

René de Place Historique du 12e cuirassiers… (1889)

Cet effrayant combat durait encore à 7 heures du soir, et nos cuirassiers se ralliaient à portée de fusil de l'ennemi quand le corps de Blücher arrive sur le champ de bataille et repousse le 1er corps épuisé; la cavalerie ennemie rompant nos lignes inonde le champ de bataille et porte le désordre à son comble. Vainement les débris de nos cuirassiers cherchent à s'opposer à ce torrent; écrasés par les feux de Wellington et chargés de toutes parts par une cavalerie toute fraîche, ils sont forcés d'abandonner un combat devenu tout à fait inégal et se replient par la chaussée de Charleroi.
Source : Gallica

René de Place Historique du 12e cuirassiers… (1889)

Le 1er corps de cavalerie, qui jusqu'alors avait marché à hauteur de l'infanterie, se trouve à ce moment en échelon sur elle; aussitôt le général Bordesoulle reçoit l'ordre de faire un changement de direction à gauche, et d'aller charger les masses d'infanterie qui se portent sur la division Dubreton. Nos cuirassiers tombent comme la foudre sur cet ennemi, qui leur oppose la résistance la plus opiniâtre; les triples rangs de baïonnettes sont rompus à coups de sabre, et en un instant deux bataillons carrés sont anéantis.
Source : Gallica

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