André Jules Octave Rozat de Mandres

Résumé

André Jules Octave Rozat de Mandres Les régiments de la division Margueritte et les charges à Sedan (1908)

Mais les plus heureux seuls vont atteindre l'ennemi : le feu est trop violent; toutes les balles prussiennes portent dans la colonne qui se présente en amphithéâtre; les hommes, les chevaux tombés ou affolés sont autant d'obstacles pour ceux qui suivent et arrêtent l'élan de la charge ; aussi, instinctivement, les derniers escadrons portent la main à droite pour avoir la place d'user leur courage; les rangs s'ouvrent, la poussée s'émiette : c'est la mêlée !
L'escadron de tête, vaillamment conduit par le capitaine Fougeras-Lavergnolle, culbute un carré ; on combat corps à corps.
Source : Gallica

André Jules Octave Rozat de Mandres Les régiments de la division Margueritte et les charges à Sedan (1908)

Ier chasseurs d'Afrique, s'excusait parce qu'un obus avait éventré le cheval qu'il amenait en main : « Pardon, mon lieutenant, je vais vous en chercher un autre. » Comme c'est bien le digne camarade de ceux qui demandaient à quitter le rang, après une blessure parfois mortelle, et de ce vieux hussard du 2e escadron nommé Charon : grièvement blessé au cou, il était sur le point de défaillir ; son lieutenant lui dit d'aller à l'ambulance ; l'homme rassemble ses forces et répond: « Je ne puis pas, mon lieutenant; j'ai la marmite où est la viande. »
Source : Gallica

André Jules Octave Rozat de Mandres Les régiments de la division Margueritte et les charges à Sedan (1908)

Le général avait appelé à lui la division Pellé : il fallait lui donner le temps d'arriver.
Tandis que, confondus en une seule troupe, les restes des deux régiments se reforment, les hommes qui sont à pied courent après des chevaux sans cavaliers, ou bien, blessés, contusionnés, ils gravissent péniblement, presque à reculons, cette pente fatale. Le revolver au poing, le sabre à la main, faisant tête à l'ennemi et luttant pas à pas, ils retraversent ces essaims de tirailleurs, bousculés tout à l'heure. « Prisonnir! Prisonnir ! » criaient les Prussiens en continuant leur feu.
Source : Gallica

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