Résumé

Les Cavaleries étrangères. La cavalerie allemande… (1892)

Seydlitz était de taille moyenne, svelte, mais plein de vigueur, de souplesse et d'agilité. Avec une volonté de fer, il avait le coeur noble et généreux et possédait spécialement le don de gagner la confiance et l'affection de ses subordonnés. Il était humain et traitait le soldat avec douceur : « Depuis que Seydlitz est à la tête de la cavalerie, a dit Warnery, les coups de bâton y sont presque oubliés, et c'est avec raison, car un cavalier doit être personnellement brave et avoir cette noble ambition qu'on ne peut trop s'attacher à lui inspirer ; aussi l'appelle-t-on Monsieur en France. »
Source : Gallica

Les Cavaleries étrangères. La cavalerie allemande… (1892)

Tous les officiers répètent : Chargez ! et, électrisés par l'élan de leur général, les cuirassiers s'écrient en choeur retentissant et formidable : Chargeons, chargeons !... et roulant comme un tonnerre, la charge s'accomplit victorieuse !...
Le choc fut épouvantable et retentit à travers toutes les lignes. « Cette charge a mis hors de doute la maxime : qu'aucune infanterie, quelle que soit sa profondeur et de quelque feu qu'elle soit soutenue, ne peut supporter une attaque de cavalerie conduite par un homme de talent et exécutée par de braves soldats. »
Source : Gallica

Les Cavaleries étrangères. La cavalerie allemande… (1892)

Quand elle l'avait trouvé, elle doublait l'allure, et sans compter, sans tergiverser, elle chargeait à fond, sachant que la vitesse décuple le courage et que c'est le seul moyen de développer le véritable esprit cavalier. Les plus faibles se sentaient forts et combattaient avec un entier mépris de la mort pour arracher la victoire dont personne ne doutait, dont chacun était sûr à l'avance. Jamais la cavalerie ne se laissait attaquer, elle chargeait toujours la première ; ainsi l'avait ordonné le grand roi dans ses remarquables instructions à la cavalerie.
Source : Gallica

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