Résumé

Portrait de Denis-Charles Parquin Denis-Charles Parquin Récits de guerre : souvenirs du capitaine Parquin… (1892)

Ils étaient venus à l'armée, comme le fer vient à l'aimant, non par l'ambition d'une décoration, par la tentation de récompenses, mais parce que seulement être soldat, porter un uniforme de hussard ou de chasseur, aller en guerre, risquer sa peau, tout ce qui est de l'aventure hardie, de l'équipée folle, les attirait invinciblement. Point de lendemain pour eux, point de vues longues, nulle intrigue. Ils ont bien quelque part en un coin de France une famille qu'ils aiment, un père, une mère, des sœurs. Mais ils écrivent peu et se sentent chez eux bien plus au régiment qu'ailleurs.
Source : Gallica

Portrait de Denis-Charles Parquin Denis-Charles Parquin Récits de guerre : souvenirs du capitaine Parquin… (1892)

« Sire, voilà un officier que vous venez de faire capitaine; il ne se trouve pas heureux, il préfère la croix d'Honneur. » L'Empereur se retournant vivement vers moi et me toisant de son regard d'aigle, me dit : « Jeune homme, tu demandes la décoration et tu n'as pas encore de barbe.
- C'est vrai, Sire, dis-je sans me déconcerter, mais ce n'était pas une paire de moustaches qui commandait hier. » L'Empereur fut content de ma réponse qui le fit sourire et il me décora sur le champ, me laissant le grade de capitaine qu'il venait de me conférer.
Source : Gallica

Portrait de Denis-Charles Parquin Denis-Charles Parquin Récits de guerre : souvenirs du capitaine Parquin… (1892)

« Quelle audace ! quelle audace !
— Oui, répondit le prince Berthier, mais Votre Majesté ne s'aperçoit pas qu'avec cette audace-là, elle est à cent pas des balles !
- Murât, s'écria l'Empereur, prenez tout ce que vous avez sous la main de cavalerie (il y en avait à peu près soixante-dix escadrons, dont vingt de la Garde impériale sous les ordres du maréchal Bessières, qui chargea à leur tête) , et écrasez-moi cette colonne. »
L'ordre fut exécuté à l'instant, et toute cette masse d'infanterie fut couchée; à terre comme un champ de blé qui vient d'être dévasté par un ouragan.
Source : Gallica

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