Résumé

Général Bon Pouget Souvenirs de guerre du général Bon Pouget… (1895)

Chaque officier général avait des rondes à faire. Pendant l'une d'elles, un lieutenant général, qui commandait une division à l'armée du Var, quitta furtivement son poste pour aller jurer aux Bourbons qu'il n'avait jamais cessé de leur être fidèle; qu'il n'avait accepté de servir l'usurpateur qu'à son corps défendant ; enfin qu'il avait passé les avantpostes français au péril de sa vie : langage de déserteur, bien différent de celui qu'il me tenait quand nous nous rencontrâmes, nous rendant chacun à la destination que nous avait donnée l'Empereur.
Source : Gallica

Général Bon Pouget Souvenirs de guerre du général Bon Pouget… (1895)

Je n'y ai jamais entendu d'horloges et n'en ai vu dans aucune ville russe; il y fait trop froid, elles n'y pourraient marcher une grande partie de l'année. J'ai vu y suppléer à Saint-Pétersbourg par un grand volet en planches sur lequel un esclave frappe l'heure avec un gros bâton. Pendant mon séjour à Plescow, je ne vis que le gouverneur, et encore n'allais-je chez lui que pour affaires; il était tout naturel que les Russes évitassent d'avoir des rapports avec ceux qui étaient entrés chez eux en ennemis.
Source : Gallica

Général Bon Pouget Souvenirs de guerre du général Bon Pouget… (1895)

Je ne fus pas peu surpris d'entendre le maréchal Soult demander le grade de chef de bataillon pour un capitaine de carabiniers, s'étayant du dévouement de cet officier pour la personne de l'Empereur et de la recommandation du maréchal Bernadotte, alors prince royal de Suède. L'Empereur se retourna vers moi et dit au maréchal en me montrant : « Laissez le soin de l'avancement de cet officier à son colonel, qui ne l'oubliera pas lorsqu'il le méritera. »
Source : Gallica

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