Gare de l'Est

Définition et enjeux

Guide Paris-Enghien (1913)

L'aspect de la gare du Nord est fort pittoresque : on y entend toutes les langues de l'Europe septentrionale ; les locomotives y font parler les échos de la nef, par leur puissante respiration, par leurs ahanements formidables lorsque le convoi semble un peu lourd. La façade sur les voies est également peuplée de locomotives qui tordent leur chevelure de fumée noire, tout en poussant parfois des cris aigus, et c'est un continuel chassécroisé de vagons qu'on fait passer d'une voie à l'autre, qu'on sépare d'un groupe pour les rattacher à un autre.
Source : Gallica

Portrait de Maxime Du Camp Maxime Du Camp Les chemins de fer à Paris - la gare de l'ouest

La gare de la rive droite a un inconvénient qui est inhérent à sa destination spéciale, et que rend inévitable son service de banlieue. Dans une gare bien distribuée (celle de Paris-Lyon est, je crois, la plus parfaite) , les salles d’attente s’ouvrent latéralement sur le quai de départ. Les voyageurs n’ont donc que quelques pas à faire pour se trouver en face de leurs voitures et y monter ; mais ce système excellent n’est praticable que pour les trains à longs parcours, qui ont deux, trois, quatre départs au plus dans la journée.
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Portrait de Maxime Du Camp Maxime Du Camp Les chemins de fer à Paris - la gare de l'ouest

Ce dernier fait chaque jour en gare, à midi, une visite des agens qui croient devoir recourir à lui. En hiver et en été, des boissons toniques sont distribuées aux employés, qui trouvent en outre à l’économat de l’administration des vêtemens d’excellent drap, qu’on leur livre exactement au prix de revient. Parmi les conducteurs que nous voyons à chaque station descendre, crier le nom de la gare, courir aux portières, qu’ils ouvrent, donner le coup de sifflet du départ et remonter à leur vigie quand déjà le train est en marche, beaucoup sont d’anciens militaires.
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