Émile Malézieux

Résumé

Émile Malézieux Les chemins de fer anglais en 1873… (1874)

Il est, sans aucun doute, plus commode de s'enfermer dans une gare comme dans un sanctuaire, de préparer à loisir et sans trouble, comme dans des coulisses, la mise en scène de la pièce qu'on va jouer, et de ne paraître devant le public payant qu'au lever du rideau. Mais, en Angleterre, on n'aborde pas une gare comme un théâtre ; les chemins de fer ne répondent pas à des besoins purement accidentels ; ils se lient intimement à la vie ordinaire, ils tiennent une place permanente dans les préoccupations de chacun.
Source : Gallica

Émile Malézieux Les chemins de fer anglais en 1873… (1874)

L'aiguille de sûreté exigée par le Board of Trade dévie inopinément le train en le dirigeant sur une voie d'impasse plus ou moins longue, au bout de laquelle est un heurtoir ou un tas de ballast. Les mécaniciens surpris de la sorte conservent la ressource de battre contre-vapeur et d'éviter ou d'atténuer un choc relativement inoffensif; ils peuvent donc en être quittes pour une humiliation salutaire.
Telles sont les dispositions imaginées en dernier lieu pour transférer, aussi complètement que possible, de l'homme aux machines le rôle protecteur dont dépend la sécurité des trains.
Source : Gallica

Émile Malézieux Les chemins de fer anglais en 1873… (1874)

En Amérique, la construction des chemins de fer est de droit commun. Chaque État a une loi générale fixant des conditions auxquelles toutes les lignes indistinctement sont soumises. Toute compagnie peut entreprendre le chemin de fer qui lui plaît si elle se constitue « légalement » à cet effet; elle a même implicitement le droit d'expropriation : elle n'est arrêtée, en fait, que par la difficulté de faire régler l'indemnité préalable à l'occupation des terrains ou par l'élévation des sommes fixées'. — Quant à l'exploitation, l'État n'a rien à y voir.
Source : Gallica

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