Résumé

Eugène Vigouroux Législation et jurisprudence des chemins de fer et des tramways… (1886)

Leur contrat a-t-il la nature d'un louage, d'un usufruit, d'un emphytéose?
Il est radicalement impossible d'assimiler la concession à un contrat quelconque du droit privé : l'objet, le but, la forme, tout est différent. S'il peut exister des analogies, l'identité de nature est impossible. Un objet compris dans le domaine public, un objet inaliénable, comme la voie ferrée, ne peut être joui par une personne privée à titre d'usufruit, d'emphytéose ni de louage, dans le sens ordinaire de ces mots.
Source : Gallica

Eugène Vigouroux Législation et jurisprudence des chemins de fer et des tramways… (1886)

Cette différence s'explique facilement : si la construction est un acte isolé et qui n'est pas destiné à se reproduire périodiquement, les faits d'exploitation se renouvellent au contraire tous les jours ; et à chaque instant, le public se trouve mêlé aux faits de circulation, à l'application des tarifs, à la formation et à l'exécution des contrats de transport, qui constituent, dans ses trois principales branches, toute l'exploitation des chemins de fer.
Source : Gallica

Eugène Vigouroux Législation et jurisprudence des chemins de fer et des tramways… (1886)

La cour de cassation a reconnu avec juste raison aux compagnies le droit d'intenter l'action possessoire : en effet, dit cette cour, « si les compagnies ne sont pas propriétaires des voies qui leur ont été concédées, on ne saurait contester qu'elles n'aient reçu de l'Etat le droit de les exploiter à leur profit, et qu'elles ne soient chargées de veiller, sous leur propre responsabilité, à la conservation de tout ce qui forme l'objet de la concession »
Source : Gallica

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