Résumé

Portrait de Georges Grison Georges Grison Les Accidents de chemins de fer… (1882)

Un train ne peut en rencontrer, ni en tamponner, ni en prendre un autre en écharpe, sans qu'une irrégularité dans le service n'en soit la cause et, ici, dans la presque totalité des cas, l'irrégularité est la conséquence d'une faute. Mais qui dit presque toujours ne dit pas toujours, et on aurait tort de trouver étrange qu'un accident grave, conséquence du contact intempestif de deux trains, pût se produire sans faute personnelle d'aucune part.
On oublie trop souvent que les matières et les engins employés par l'industrie humaine ne sont pas parfaits.
Source : Gallica

Portrait de Georges Grison Georges Grison Les Accidents de chemins de fer… (1882)

Mais le train 18, de Melun, ayant eu un retard, on avait dit au 584 de le remplacer aux stations de Maisons-Alfort et de Charenton.
A neuf heures vingt-trois, le train s'arrêtait donc à la station de Charenton, et quelques voyageurs y descendaient.
A peine le signal du départ avait-il été donné, qu'une rumeur étrange courut tout le long du train : « Nous sommes en retard; l'express est derrière nous. » Et, en même temps, au loin, du
côté de Maisons-Alfort, sur la voie, en plein soleil, on vit une ombre gigantesque glisser avec la rapidité de la foudre.
Source : Gallica

Portrait de Georges Grison Georges Grison Les Accidents de chemins de fer… (1882)

Le public n'en est pas moins en droit de réclamer contre tous les sinistres survenus par la faute des Compagnies et de leurs employés ; or, dans les chiffres que nous avons cités, combien il y a-t-il d'accidents qui leur soient imputables ? Voilà toute la question.
« Presque aucun», s'écrient-elles, et on les entend toujours parler de force majeure ; la force majeure explique tout, répond à tout, excuse tout ; l'accident des chemins de fer passe ainsi à l'état de fait, déjouant toutes les prévisions humaines !
Source : Gallica

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