Résumé

Édouard-Adolphe Duchesne Des chemins de fer et de leur influence sur la santé des mécaniciens et des chauffeurs (1857)

Quelques secondes après, arrivait à toute vapeur le train parti de Paris pour Chartres, conduit par une machine-tender ; à peine le mécanicien est-il arrivé à la courbe, qu'il aperçoit, sur la ligne et à 150 mètres devant lui, une locomotive abandonnée. Un choc terrible est inévitable, il le prévoit, garde son sang-froid, renverse sa vapeur, s'arc-boute sodidement pour résister
et attend l'événement.
Source : Gallica

Édouard-Adolphe Duchesne Des chemins de fer et de leur influence sur la santé des mécaniciens et des chauffeurs (1857)

Les Américains ont construit ce chemin de fer avec leur audace accoutumée, marchant, la boussole à la main, d'un océan à l'autre, comblant des marécages, détournant des rivières, traversant des torrents, contournant des montagnes, montant, descendant, serpentant, mais allant toujours tout droit devant eux jusqu'à ce qu'un jour les sifflements de la locomotive aient retenti dans des parages où l'on n'avait jamais entendu que les chants des oiseaux et les hurlements des animaux sauvages.
Source : Gallica

Édouard-Adolphe Duchesne Des chemins de fer et de leur influence sur la santé des mécaniciens et des chauffeurs (1857)

Le mécanicien et le chauffeur, enchantés d'avoir ainsi échappé à un aussi grand danger, travaillèrent gaiement jusqu'à cinq heures du matin pour réparer le dégât ; ils burent et mangèrent comme les autres ouvriers.
Enfin le mécanicien rentra à son domicile et se coucha. Dix minutes étaient à peine écoulées et au moment où, brisé par la fatigue, il songeait à s'endormir, que le souvenir de l'accident revint à son esprit ; il eut alors une sueur froide, avec un tremblement nerveux de tous les membres, les dents se choquaient avec violence
Source : Gallica

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