Résumé

Léon Malo La sécurité dans les chemins de fer (1882)

Le mécanicien qui assume toute la responsabilité, doit avoir toute la
volonté. Tandis que le mécanicien, une main sur le régulateur d'admission de vapeur, l'autre sur le levier de changement de marche, l'œil en avant sur la voie et sur les signaux, conduit sa locomotive comme le capitaine sur son banc de quart dirige son navire, l'autre alimente le feu, graisse les rouages, fait la toilette de la machine, vaque aux menus soins du bord et, sur un signe de son chef serre le frein du tender. C'est entre ce petit équipage que se partage toute la manœuvre.
Source : Gallica

Léon Malo La sécurité dans les chemins de fer (1882)

Ce qu'on demande au rail, c'est d'être, avec le moindre poids, le plus résistant possible à l'usure et à la rupture. Cet équilibre précieux, mélange d'éléments économiques et de préoccupations de sécurité, est l'un des plus considérables parmi les problèmes de l'industrie métallurgique moderne.
A-t-il été définitivement résolu ? Non, puisqu'il arrive encore des accidents par la faute des rails ; accidents si rares à la vérité, surtout depuis l'adoption du rail d'acier, qu'il est permis de dire que s'il y en a c'est que la perfection n'est pas de ce monde.
Source : Gallica

Léon Malo La sécurité dans les chemins de fer (1882)

N'est pas mécanicien qui veut. Il faut, pour le devenir une suite de qualités dont le voyageur, qui le voit dans sa tenue de charbonnier, est probablement bien loin de se douter. Le mécanicien ne doit pas être seulement agile, vigoureux, prompt à la décision, d'un sangfroid inaltérable en présence du danger, c'est aussi un habile et un instruit; il est tenu de connaître à fond la théorie comme la pratique de sa machine, qui n'est pas simple ; il doit savoir la soigner, l'entretenir, la penser, et la guérir au besoin si quelque dérangement fortuit s'y produit en route
Source : Gallica

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