Aiguilleur

Définition et enjeux

Portrait de Émile Zola Émile Zola,  La Bête humaine (1890)

“ Mais le feu rouge de l’aiguilleur s’effaça, le train de Dieppe siffla, se mit en marche. Du ciel pâle, commençaient à voler de rares gouttes de pluie. La nuit allait être très humide.
Quand Roubaud se retourna, il avait la face épaisse et têtue, comme envahie d’ombre par cette nuit qui tombait. Il était décidé, son plan était fait. Dans le jour mourant, il regarda l’heure au coucou, il dit tout haut :
— Cinq heures vingt.
Et il s’étonnait : une heure, une heure à peine, pour tant de choses ! Il aurait cru que tous deux se dévoraient là depuis des semaines.
”
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Portrait de Émile Zola Émile Zola,  La Bête humaine (1890)

“ Une grosse clarté blanche était là, la lanterne de la machine du train de Dieppe, bondé de voyageurs, les portières déjà closes, et qui attendait pour partir l’ordre du sous-chef de service. Des embarras s’étaient produits, le signal rouge de l’aiguilleur fermait la voie, pendant qu’une petite machine venait reprendre des voitures, qu’une manœuvre mal exécutée avait laissées en route. Sans cesse, des trains filaient dans l’ombre croissante, parmi l’inextricable lacis des rails, au milieu des files de wagons immobiles, stationnant sur les voies d’attente. ”
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