Alphonse Allais

Alphonse Allais

Résumé

Portrait de Alphonse Allais Alphonse Allais En ribouldinguant

Mon Dieu ! mon Dieu ! comme je l’aimai tout de suite !
Et ses yeux ! et ses cheveux !
Ses cheveux surtout ! Des cheveux de chimère blonde avec, au soleil, des reflets d’or clair.
Oh ! ses cheveux !
Un élan fou de tendresse haletante me faisait effondrer dans des abîmes, des abîmes. Et j’aurais voulu me rouler dans ses cheveux et y mourir, très doucement.
Les personnes qui me connaissent un peu n’auront pas grand’peine à s’imaginer que, le lendemain, je manquai le départ de mon steamer.
Elle s’appelait Betzy Campbell, et nous devînmes bientôt les meilleurs amis de la terre.
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Portrait de Alphonse Allais Alphonse Allais En ribouldinguant

J’avais beaucoup de peine à me payer de ces raisons, et un jour je faillis flanquer une attaque d’apoplexie à une grosse dame pudibonde, en lui demandant froidement : « Est-ce que les messieurs embrassent leurs maîtresses d’une certaine façon qu’ils ne doivent pas employer avec leur femme ? À part moi, je me disais confidentiellement : « Toi, ma petite amie, quand tu seras mariée, tu prieras ton mari de te traiter en femme légitime d’abord, et puis ensuite en maîtresse », me réservant, bien entendu, de choisir le mode de traitement qui conviendrait le mieux à mon tempérament.
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Portrait de Alphonse Allais Alphonse Allais En ribouldinguant

Chaque jour, c’était la plus fripouille de mes camarades ou la plus rosse de mes bonnes amies que j’exécutais froidement... Si bien qu’au bout de quarante-trois jours je n’avais plus à mon actif qu’un bonhomme et qu’une bonne femme, mais, ces deux-là, la crème des crèmes ! Un garçon fidèle, incapable d’une trahison, m’adorant, et toujours prêt à se fiche à l’eau pour moi ! Une fille exquise, folle de moi, ignorante des questions d’argent : en un mot, m’aimant pour moi-même !
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