Léopold Stapleaux

Résumé

Léopold Stapleaux Le pendu de la Forêt-Noire (1880)

Que se passa-t-il dans l'âme de Madeleine, le soir dont vous venons de parler ?
Quel trouble nouveau, inconnu, envahit le coeur de Paul après que la main patricienne de Mme d'Orchamps eut serré la sienne ?
C'est ce que ni elle ni lui n'eussent pu dire.
De même que la circulation du sang, les sensations s'opèrent en nous sans que notre volonté y soit pour rien, et leur action est indéfinissable.
De Brives ne reparut pas le soir.
Madeleine ne sembla pas le remarquer, et elle se montra plus affectueuse que jamais avec Robert.
Paul appela vainement le sommeil.
Source : Gallica

Léopold Stapleaux Le pendu de la Forêt-Noire (1880)

Maman ne me permet jamais de me promener sans elle.
Cette courte conversation, si banale en apparence, avait suffi à la Cagnotte pour se former une certaine idée du caractère et des moeurs d'Antonine.
Son but était atteint.
– Ah ! fit-elle, avec une sorte de lassitude blasée, tous ces feux d'artifice sont les mêmes.
Et s'appuyant de la main sur l'épaule de Fabiani, elle sauta à terre, en murmurant à l'oreille du comte :
– Prenez ma place.
Le roi du trente et quarante se hâta d'obéir.
– Je connais Mme de Berny depuis une demi-heure à peine, mademoiselle, dit-il à Antonine.
Source : Gallica

Léopold Stapleaux Le pendu de la Forêt-Noire (1880)

Boulingrin était devenu rouge comme une écrevisse.
Olympe, Yanka et Madeleine voulurent se lever.
– Restez assises, mesdames, je vous prie, leur dit avec le plus grand sang-froid Fabiani. Je vais prendre ma revanche.
Et, s'adressant au chef de partie :
– Veuillez me faire donner trois cent autres mille francs, monsieur, je vous prie, ajouta-t-il.
Malgré la prière que Fabiani lui avait adressée, Madeleine se leva.
– Permettez-moi de me faire remplacer, dit-elle au comte.
– Laissez-la donc ; c'est elle qui nous fait perdre ! souffla Boulingrin à l'oreille du roi du trente et quarante.
Source : Gallica

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