Aurélien Scholl,
Les Amours de théâtre
(1862)
“ Marthe se mit à rire. — Que tu es bête ! dit-elle. Mais levant les yeux sur Gaston elle s'aperçut qu'il rongeait sa moustache avec fureur. — Qu'est-ce que tu as, maintenant? A quoi pensestu? - Je pense, s'écria Gaston, que je suis bien bas tombé de m'être attaché à une créature de ton espèce. Puis-je poser mes lèvres sur ton visage sans y trouver la trace des baisers d'un autre? Puis-je regarder ton mur sans y trouver des portraits? coudoyer des gens dans la rue sans interpréter douloureusement le sourire de ceux qui t'ont connue? Ta honte est partout, misérable ! ”
