Aurélien Scholl

Aurélien Scholl

Résumé

Portrait de Aurélien Scholl Aurélien Scholl Les Amours de théâtre (1862)

Marthe se mit à rire.
— Que tu es bête ! dit-elle.
Mais levant les yeux sur Gaston elle s'aperçut qu'il rongeait sa moustache avec fureur.
— Qu'est-ce que tu as, maintenant? A quoi pensestu?
- Je pense, s'écria Gaston, que je suis bien bas tombé de m'être attaché à une créature de ton espèce. Puis-je poser mes lèvres sur ton visage sans y trouver la trace des baisers d'un autre? Puis-je regarder ton mur sans y trouver des portraits? coudoyer des gens dans la rue sans interpréter douloureusement le sourire de ceux qui t'ont connue? Ta honte est partout, misérable !
Source : Gallica

Portrait de Aurélien Scholl Aurélien Scholl Les Amours de théâtre (1862)

Je suis la fille du printemps, Je suis l'enfant de la nature...
— Chère petite ! murmura Robert le coeur serré et se tenant tout confus devant la valise qu'il essayait de pousser derrière un fauteuil.
— Qu'est-ce que c'est que ça, tu vas partir? s'écria Blanche.
— Je vais partir, répondit Robert avec fermeté. Ne m'oublie pas complétement, c'est tout ce que je te demande. Tu peux donner un but à ta vie, tu peux avoir du talent... Que le nouvel amant ne soit pour toi que la moitié de l'avenir...
Source : Gallica

Portrait de Aurélien Scholl Aurélien Scholl Les Amours de théâtre (1862)

Depuis quinze jours que vous êtes son amant, je n'ai pu la voir que deux fois.
—Ah ! vous avez été reçu? fit Gaston en pâlissant.
—- Elle vous l'a caché ? Elle vous en cachera bien d'autres !... Eh bien ! c'est précisément à ce sujet que je suis venu loyalement vous trouver. Je sais qui vous êtes, monsieur; je vous tiens pour un galant homme, et je n'en ai pas rencontré beaucoup chez la Ferrani. Être beau, fumer, aimer les femmes et faire deux sonnets par an, ce serait l'idéal du poëte de boulevard; mais nous n'en sommes pas là.
Source : Gallica

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