Aurélien Scholl,
Les Gens tarés, par Aurélien Scholl
(1865)
“ Vienne un rayon de grâce ou de pureté, la glace fond. L'homme, qui tout à l'heure paraissait incapable d'être ému, s'abandonne maintenant avec des gaîtés et des naïvetés d'enfant. Quand Robert se trouva sur le pont d'un paquebot, avec Suzanne à son bras et la Méditerranée tout autour de lui, il crut entrer dans une vie nouvelle. Il n'était plus lui. Sa personnalité d'autrefois avait fui comme la côte. Les journaux, le café de Paris, le boulevard, la Saugère et son drame sombre, Angoulême et ses petits riens domestiques, tout cela lui apparaissait encore, mais comme quelque chose d'étranger. ”
