Résumé

Décembre-Alonnier La bohême littéraire : un journaliste de province… (1862)

Edouard sans parole, mais dévorant des yeux Blanche qui lui souriait.
Pauvre Berthe ! ton image s'envolait peu à peu du coeur de ton ingrat cousin.
Que purent-ils se dire dans ce long tête-à-tête ? Assurément ce n'est pas Edouard qui aurait pu le répéter : il avait la tête en feu.
La voix de M. Borgnèse le rappela à lui.
— Je ne vous en veux pas de toutes les folies que vous m'avez dites, dit Blanche en arrangeant ses papillotes qu'Edouard lui avait froissées. Si j'ai pu me compromettre par un aveu indiscret, je vous crois assez galant homme pour ne pas en abuser.
Source : Gallica

Décembre-Alonnier La bohême littéraire : un journaliste de province… (1862)

Une lumière blanche et vive se projeta sur la route.
Aux cris de Taburet et de Dubouchard, la voiture s'arrêta.
— Avez-vous une place pour Tours ?
— Une banquette! vingt-deux francs! vivement! pour gagner la malle-poste.
Edouard et Berthe qui, cette fois, donnaient un libre cours à leurs pleurs, se tenaient étroitement embrassés. Valrosier sentait les larmes brûlantes de sa cousine lui couler sur le visage ; il se dégagea de ses bras, et donnant une vigoureuse poignée de main à Taburet, il grimpa avec la légèreté d'un chat sur la voiture.
Source : Gallica

Décembre-Alonnier La bohême littéraire : un journaliste de province… (1862)

LA BOHÊME LITTÉRAIRE 173
Valrosier, il est temps encore, rompez au plus vite avec ce Saint-Brisson, avec cette société, avec Blanche surtout !
— Blanche !
— Eh oui ! Blanche, reprit M. Borgnèse, et je suis bien aise que vous soyez venu pour vous dire un peu ma façon de penser à votre endroit; Blanche est ce qu'on appelle, en terme de métier, une fine mouche ; pour vous avoir préféré à Grimaille dans le temps, il faut qu'elle ait eu un but... Je crois que maintenant elle en est avec vous aux regrets.
— Allons donc ! fit Edouard.
Source : Gallica

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