Edmond Auguste Texier

Edmond Auguste Texier

Résumé

Portrait de Edmond Auguste Texier Edmond Auguste Texier,  Mémoires de Bilboquet (2e édition… (1854)

“ Cabochard avala coup sur coup trois verres de vin de Champagne, et me dit tranquillement : Ecoute, mon garçon, je t'ai enseigné pendant trois ans la plus inutile des connaissances ; je vais, en deux mots, te rendre plus savant que tous les mandarins du Céleste empire. Si tu veux faire ton chemin, laisse tomber ton cœur dans ton ventre, et flanque ta conscience à la porte. Ça n'est pas plus malin que ça.
La morale de Cabochard me semblait hardie ; mais le désir de revoir Atala me tenait toujours au cœur, malgré ce que je venais d'apprendre sur son compte.
”
Source : Gallica

Portrait de Edmond Auguste Texier Edmond Auguste Texier,  Mémoires de Bilboquet (2e édition… (1854)

“ Dieu me damne ! que tu avais envie de
me battre froid et de me faire défendre ta porte?.
— Te faire consigner, toi, Cascaret! le pitre des pitres, mon séide, mon disciple chéri, à qui j'ai appris le métier, et que j'ai comblé de tant de taloches quand nous travaillions ensemble à diverses époques, sur la place du Châtelet, aux Champs-Élysées, au boulevard du Temple ! toi, en qualité de queue rouge, et moi d'escamoteur en chef?.
— Chut! silence, Bilboquet! ne réveillons pas ces affreux souvenirs ! Depuis que nous nous sommes séparés, j'ai refait moi-même mon éducation.
”
Source : Gallica

Portrait de Edmond Auguste Texier Edmond Auguste Texier,  Mémoires de Bilboquet (2e édition… (1854)

“ Sosthène, la tête égarée, veut lui prendre les mains : « Je suis Sosthène, disait-il, ne me reconnais-tu pas? »
A ces mots de Sosthène, un vieux monsieur fend la foule, regarde le phoque, que Cabochard s'efforçait de rejeter dans le baquet, et s'écrie : « C'est mon fils !
mon fils que ce saltimbanque (il désignait Cabochard) m'a enlevé! Mon fils, disait ce vieillard, qui n'était autre que Boniface Ducantal, dans quelle position te retrouvé-je ! »
Tout était expliqué, la mèche était éventée. Le public, furieux d'avoir été pris pour dupe, pousse des clameurs atroces.
”
Source : Gallica

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