Société littéraire

Définition et enjeux

Charles Aubertin L'esprit public au XVIIIe siècle… (1873)

Ce qu'on appelle l'esprit d'un siècle exprime et résume trois choses : l'opinion politique du pays, les mœurs de - la société, le mouvement littéraire ; concert puissant de toutes les énergies d'un grand peuple, où chacune de ces forces se mêle aux deux autres, les anime et les pénètre, tout en conservant, dans cette intime réciprocité d'influence, son originalité et son relief. De là un triple aspect du sujet qui nous occupe; de là un partage naturel de ces nombreux écrits en trois classes, suivant qu'ils intéressent plus spécialement la politique, les moeurs ou la littérature.
Source : Gallica

Portrait de Victor de Laprade Victor de Laprade De l'Enseignement des langues anciennes considéré comme base des études classiques… (1852)

Nous donc qui rêvons pour notre pays une autre dignité que celle d'une ruche ou d'une fourmillière, nous qui voulons une société libre, morale, intelligente, grande par la pensée et par le cœur au moins autant que par la richesse, nous qui savons qu'une société n'est rien de tout cela sans un développement littéraire, résistons à cette avant-garde des barbares qui veut détruire avec les études classiques les fondements de toute grandeur littéraire.
Source : Gallica

Eugène Forcade Chronique de la quinzaine, histoire politique et littéraire - 30 septembre 1858

Or l’intérêt social est identique à la volonté certaine de l’auteur sur la destinée de son œuvre et à l’essence de toute création intellectuelle ; l’intérêt de la société prescrit que le poème destiné à élever et à charmer, les âmes, que le système philosophique qui ouvre et féconde les intelligences, que l’œuvre morale qui doit combattre les penchans pervers arrivent le plus tôt et le plus aisément qu’il se pourra aux intelligences pour lesquelles, ces créations de la pensée ont été conçues et exécutées.
Source : Wikisource

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