Édouard Bru

Résumé

Édouard Bru Le musée de Montpellier (1887-1888)

Voilà son secret : le grand malheur d'Alfieri, c'est qu'il n'a pas de patrie. Il a renié le Piémont; est-il devenu Toscan ou Romain? Non, certes, il est Toscan; il veut l'être au moins par ce mélodieux idiome dont il est idolâtre, mais il n'a rien de plus à réclamer de Florence. C'en est fait, il le sait maintenant, il voit clair au fond de son esprit ; il n'est plus de patrie possible pour cette âme impatiente du présent et qui désespère de l'avenir.
Source : Gallica

Édouard Bru Le musée de Montpellier (1887-1888)

Enfin ces murailles rugueuses, véritables musées contenant d'immenses trésors artistiques, des œuvres d'art splendides, nous font l'effet d'écrins grossiers de fer renfermant des pierres précieuses.
C'est à l'ombre d'une de ces forteresses, à côté du palais Gianfigliassi, dans la Casa d'Alfieri, que pendant vingt ans Fabre occupa la place du poëte dans ce salon qui devint vite assez célèbre par la réception de tous les Français hostiles à l'Empire, pour porter ombrage à l'Empereur.
Source : Gallica

Édouard Bru Le musée de Montpellier (1887-1888)

Ce mouvement passager de l'âme qui nous fait aimer ou haïr sans réflexion naît avec vivacité, dure quelques instants et meurt sans laisser de traces de son existence ; or nous nous trouvons ici en présence de mariages naturels, en dehors de la religion et de la loi, mais dont la durée se compte par dizaines d'années, le premier se terminant par la mort d'Alfieri, le second ne devant prendre fin qu'à la mort de la comtesse.
Source : Gallica

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