Saint-René Taillandier,
La Comtesse d’Albany
“ La douleur de la comtesse d’Albany fut très vive. Si impérieuse que fût la personnalité d’Alfieri, si incommode et intraitable que fût son égoïsme de poète, la reine d’Angleterre perdait en lui le vrai compagnon de son existence, un ami qui ne l’avait pas quittée depuis vingt-six ans, un artiste qu’elle avait inspiré, un génie qu’elle pouvait considérer comme son œuvre. Tous les griefs furent oubliés ; elle était sincère assurément lorsqu’elle pleurait l’homme dont elle pouvait opposer le nom au nom de Charles-Édouard. ”
