Résumé

Eugène Loudun Les Nouveaux Jacobins, par Eugène Loudun (1869)

Le génie français est supérieur à la fois à ce matérialisme voluptueux où s'étendent comme dans un lit les êtres brutaux, et à cet appareil mystique qui voile ce matérialisme et attire les extatiques. Dieu a donné à la France le sens de ce qui doit être légitimement accordé au corps et à l'âme : aussi nul peuple n'est-il plus naturellement et plus fortement chrétien, et nul ne peut donner plus de confiance pour refaire la société. — Si la France était pourrie de matérialisme, je ne sais où le monde trouverait un point fixe qui lui servit de centre et de noeud pour reprendre vie et se reformer.
Source : Gallica

Eugène Loudun Les Nouveaux Jacobins, par Eugène Loudun (1869)

Ils détruisent l'individualité en tout, ils ne connaissent que le général, — l'humanité, non des hommes, — l'âme universelle partout épandue, non Dieu. Il en est de même des créations du génie : le même esprit leur fait nier la personnalité d'Homère. Homère ne fut pas un homme ; c'est une collection d'hommes, et son poëme n'est que le chant, le refrain de la pensée, des souvenirs de tout un âge. Ils détruisent ainsi tout ce qui gênait leur orgueil, — le génie, le grand homme, toute personnalité qui s'élève au dessus de la surface rase, de leur monde.
Source : Gallica

Eugène Loudun Les Nouveaux Jacobins, par Eugène Loudun (1869)

Il avait vécu dans sa petite ville jusqu'à l'âge de soixante-douze ou soixante-quinze ans, passant son temps à disséquer des insectes, classer des plantes, étiqueter des minéraux, et, au bout de ce temps, il était arrivé à cette conclusion que, dans tout ce qu'il avait vu, il n'avait jamais rencontré ni âme ni Dieu. Tout vit, tout naît, tout progresse, tout meurt, se dit-il, et nulle part il n'y a trace de ces esprits, de ces « choses immatérielles, » dont on embarrasse l'histoire, la nature et l'humanité.
Source : Gallica

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