Résumé

Abbé Berseaux La Voltairomanie , par l'abbé Berseaux… (1878)

Qu'importe que Voltaire soit un grand écrivain? Qu'importe, si sa philosophie est détestable et subversive de tout ordre, de toute justice, de tout droit, de tout devoir ? Qu'importe, si elle n'est propre qu'à produire des ruines et des cendres ?
Le tout est-il d'écrire avec facilité, avec' grâce, avec élégance ? S'est-on acquitté envers le genre humain parce que l'on a dit spirituellement des absurdités et des blasphèmes ? Ne faut-il pas toujours en revenir, quand on veut apprécier les hommes, au mot du poète : La plus belle victoire est de vaincre son cœur.
Source : Gallica

Abbé Berseaux La Voltairomanie , par l'abbé Berseaux… (1878)

Loin de discuter, de prouver, il débite pour toute raison des injures et des sarcasmes, ce qui n'est pas un procédé tout à fait bénédictin; il tient bureau de calomnie et fait de ses écrits un arsenal de mensonges; il n'a ni la critique judicieuse, ni l'érudition saine qui donnent du poids à un ouvrage. Chacun de ses livres est une campagne contre le clergé. L'Eglise n'a rien fait qui vaille.
Gloire et honneur à Manès, à Julien, à Mahomet, à Abailard, à Luther; sans eux le sacerdoce qui a sauvé le monde, l'aurait perdu, et le genre humain serait dans la nuit.
Source : Gallica

Abbé Berseaux La Voltairomanie , par l'abbé Berseaux… (1878)

Ah Messieurs ! c'est, que, bon gré, malgré, ici encore, le mensonge est obligé de se mentir à lui-même; il dit que la doctrine se meurt, que l'institution s'écroule, et que nous sommes cadavres, mais un instinct plus fort que tout lui révèle que nous sommes vivants, que l'institution est vivante, que la doctrine, surtout, la doctrine est vivante, oui vivante, vous dis-je, plus vivante que jamais, et comme telle, aujourd'hui et demain encore, capable de marcher à la tête de l'humanité pour la guider vers des perfections et des grandeurs toujours nouvelles.
Source : Gallica

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