Résumé

Portrait de François-Zénon Collombet François-Zénon Collombet M. Villemain, de ses opinions religieuses et de ses variations politiques… (1844)

Est-il exclu du Christianisme? Vous le sacrifiez fort commodément à deux mots très élastiques, très vagues, et qui rejettent la loi divine, la révélation, l'Evangile de Jésus-Christ, sa religion sainte dans la catégorie des religions banales, que le monde voit naître et mourir en quelques années, depuis Fourier et Saint-Simon jusqu'à Châlel. Un jurisconsulte de quelque valeur écrivait naguère que « la morale sans le dogme eût péri misérablement dans le choc de la barbarie. Une civilisation durable ne saurait, commencer par la philosophie, » ajouie-t-il.
Source : Gallica

Portrait de François-Zénon Collombet François-Zénon Collombet M. Villemain, de ses opinions religieuses et de ses variations politiques… (1844)

Très bien ; c'est la vérité, c'est le droit. Mais, à son tour, le fidèle, le chrétien, même le plus simple, ne voulait ni ne devait relever, soit du théologien, qui ne relevait pas de son évêque ; soit de son évêque, qui ne relevait pas du pape. Et voilà pourquoi c'est une insigne absurdité, nous le répétons, une criante inconséquence dans la Réforme, de reconnaître, d'écouter des ministres et des évêques. A moins de se résigner à la démocratie la plus effrénée, le Protestantisme condamne le principe en vertu duquel Luther a rompu avec Rome.
Source : Gallica

Portrait de François-Zénon Collombet François-Zénon Collombet M. Villemain, de ses opinions religieuses et de ses variations politiques… (1844)

Il est donc question de savoir si c'est là le dépôt de la doctrine apostolique confié par le docteur des Gentils à l'Eglise Romaine, et conservé par saint Augustin, ou si ce sont autant d'hérésies et de blasphèmes; si l'on doit dire avec les uns que rejeter ces sentiments, c'est anéantir la grâce de Jésus-Christ ; que c'est détruire la morale de l'Evangile pour rétablir celle du Paganisme ; que c'est rendre l'homme arbitre de son propre sort, faire Dieu dépendant de la créature, et lui ravir la gloire dont il est le plus jaloux, qui est d'être le maître des coeurs et l'auteur de notre salut
Source : Gallica

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