Joseph de Maistre de Lamennais

Définition et enjeux

Louis Binaut Joseph de Maistre et Lamennais

Pour Joseph de Maistre et Lamennais, il n’en est plus ainsi. Tout ne vient plus des Hébreux, qui n’ont joui que de l’héritage commun de l’humanité. « Quand Dieu se choisit un peuple, dit Lamennais, il ne fonda point une religion nouvelle, car la religion est une ; elle se développe, mais elle ne change point. On ne dit point la religion juive, mais la loi de Moïse. Les Hébreux n’ont jamais eu de symbole particulier, ou plus étendu que celui des autres nations. Leur seul privilège était de mieux connaître le Messie futur et d’avoir une loi rituelle préservatrice de l’idolâtrie. »
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Roger de Sezeval Joseph de Maistre, ses détracteurs… (1865)

L'abbé de Lamennais semble ici déclarer l'humanité incurable à la puissance même de Dieu. Lamennais, apostat, ne craindra pas de confier à la raison humaine, encore toute meurtrie de ses coups, la conduite et la guérison de l'homme, le développement progressif de la société ! Le comte de Maistre a le coup d'œil plus calme, plus juste et plus pénétrant. Il se garde d'attacher les destinées du christianisme à une idole de civilisation ; ce qui s'affaisse et tombe n'emporte pas pour lui ce qui demeure.
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Portrait de Paul Janet Paul Janet La Philosophie de Lamennais

LAMENNAIS LIBÉRAL ET RÉVOLUTIONNAIRE. La vie de Lamennais se partage en deux parties bien tranchées. Dans la première, il s’appelle l’abbé de Lamennais ; il est l’apologiste passionné de la religion, et le défenseur déclaré de l’autorité pontificale au spirituel et au temporel ; il fait cause commune avec les royalistes et même avec les ultra ; il collabore avec M. de Chateaubriand et M. de Bonald au Conservateur ; il est l’allié de Joseph de Maistre dans sa tentative de restauration ultramontaine. Dans la seconde, il ne s’appelle plus que F. Lamennais tout court
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