Louis Binaut, Revue des Deux Mondes
“ D’où vient donc cette idée contraire, si généralement admise, que le dogme fondamental de la tragédie grecque, issue de la religion, c’est la fatalité ? Selon cette hypothèse, tellement répandue, que nous l’avons tout d’abord acceptée sans examen, un destin aveugle, irrésistible, inexorable, aurait régné dans le culte et dans le drame, il aurait trouvé sa plus haute expression dans Eschyle même ; l’homme n’y serait qu’un instrument passif ou une victime de cette nécessité de fer, et le fatalisme oriental aurait opprimé dans l’ancienne poésie toute liberté, toute personnalité. ”
