Paul de Saint-Victor,
Les Deux masques (1880)
“ « Zeus est l’air, Zeus est le ciel, Zeus est la terre, Zeus est tout ce qu’il peut y avoir au-dessus de tout. » Dans un Chœur de l’Orestie, le Dieu qu’on invoque semble invité à choisir lui-même son nom, dont le poète n’est pas sûr. — « Zeus ! qui que tu sois, si ce nom l’agrée, c’est sous ce nom que je t’implore ! » Ce large et libre esprit se concilie dans Eschyle, avec la piété la plus haute et la plus fervente. Les contradictions innombrables du polythéisme retentissent douloureusement dans son âme. ”
